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- BIR HAKEIM

Impossible n'est pas français (seconde partie)

Le 1er juin au soir, le convoi emmena 260 prisonniers, les blessés et un détachement de 620 Hindous, défaits par les Allemands.

L'échec des attaques posait de sérieux problèmes à ROMMEL. Sa route de ravitaillement était coupée. Il mit donc sur pied un nouveau plan, pensant trouver devant lui un adversaire indécis. Ce 1er juin, les stukas passèrent à l'attaque. Par cinq fois, Bir-Hakeim fut bombardée. 90 camions allemands amenèrent des fantassins. N'y avait-il plus pénurie d'essence?

Des parlementaires italiens se présentèrent et adressèrent une sommation de reddition. KOENIG, courtoisement, leur répondit qu'il n'était pas question de se rendre. Les nerfs des hommes commençaient d'être tendus par les tirs d'artillerie.

Le 2 juin au soir, Bir-Hakeim fut investie. Le siège commençait. Il allait durer huit longues journées.

Le 3 juin, au matin, nouvel essai infructueux du général ROMMEL pour mettre fin au combat. Ce fut, alors, un déluge de feu par terre, par air. Des centaines d'avions pilonnaient le réduit français, appuyés par l'artillerie. L'assaut fut lancé, dirigé par ROMMEL ad personam. Je cite le général SAINT-HILLIER : "Bir-Hakeim encaissera, dans les jours qui viennent, plus de 40.000 obus de gros calibres, allant du 105 au 220 et le chargement de 1.400 bombardiers". Malgré cela, les 3 et 4 juin, toutes les tentatives allemandes furent arrêtées ( ils arrivèrent jusqu'à moins d'un kilomètre du P.C.). Oui, Bir-Hakeim était bien un enfer!

Le 5, très tôt le matin, se présenta de nouveau un plénipotentiaire allemant que le général KOENIG refusa de recevoir.

Le 7 juin, arriva le dernier convoi de ravitaillement : munitions et eau - ceci à travers les lignes allemandes. Il lui fut plus difficile de repartir en emportant les blessés et les prisonniers.

Le 8 au matin, des chars et des canons de 88 tirèrent à vue sur la position française. Le bombardement continua.Par plusieurs fois, la RAF intervint, mitraillant. Encore une fois, les attaques échouèrent. La chaleur était accablante, dispensée par un soleil indifférent et par les incendies des véhicules. Le bloc opératoire était pulvérisé, les blessés qui n'avaient pu être évacués, furent tués. Le 9, l'ennemi poursuivit sa frappe, sans merci. Tous les canons anti-chars, bordant le champ de mines, furent détruits. Les munitions se firent rares.

Le 10 juin devait être la dernière journée. Le combat devint plus âpre : à la grenade, au mortier. Les chars se ruèrent à l'attaque, cent trente avions pilonnèrent les positions de 13 heures à 19 heures, ainsi que l'artillerie.

Le plus dur restait à faire : sortir au nez et à la barbe des Allemands, laisser le moins possible de matériel. Un passage fut pratiqué dans le champ de mines.  Vers 22 heures 30, la colonne s'ébranla. Le bruit que firent les engins motorisés ne put passer inaperçu : la nuit fut éclairée par les fusées et les armes crépitèrent. Les véhicules flambant servirent de cibles et de points de repaire aux tireurs allemands. L'héroïsme se manifesta souvent. Peu à peu, les Français réussirent à décrocher. Plus de 2.500 hommes furent ramenés à la vie ... 2.500 sur 3.700 !

Mais alors,la situation devint cocasse, car les Allemands ignoraient le départ des Français. ROMMEL, qui avait fait venir la quinzième division de panzers pour l'ultime assaut, allait trouver un camp vide. Il fut certainement bien dépité. L'aviation allait user son précieux carburant pour bombarder un camp déserté. La colonne française,  qui avait rejoint des camions en attente, ne fut pas poursuivie : l'essence manquait à la Luftwaffe.

Le sacrifice des Français ne fut pas vain : il leur avait rendu leur fierté de soldats, les avait ramenés au combat. Le but était atteint : les renforts étaient arrivés.

Laissons MAURICE SCHUMANN conclure : "Bir-Hakeim aida la France combattante à revendiquer le rang qu'on s'obstinait à ne pas lui reconnaître".

                                                                          Myriam DELBOUYS

                                                                          (31 août 2012)