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De A à Z dans le désordre

- VASCO DE GAMA

Le baroudeur des mers ...

A Noël 1524, LUIS DE CAMOENS gigotait dans son berceau alors qu'au-delà des mers, dans la lointaine Cochin, se mourait celui qu'il allait célébrer dans ses "Lusiades", quarante-huit années plus tard.

Après vingt et une années d'inexplicable mise à l'écart par EMMANUEL Ier, VASCO DE GAMA s'était enfin vu attribuer la vice-royauté des Indes par son successeur JEAN III. En reprenant la mer, au cours du printemps 1524, il se souvint, sans doute, de sa première traversée, celle de la découverte.

Quelles furent les raisons qui poussèrent le roi du Portugal - âgé de vingt-huit ans - à choisir un chef d'expédition aussi jeune que lui-même? Né dans le port de Sines, où son père, ESTEAVO DE GAMA était gouverneur, le jeune VASCO devait constamment tourner ses regards vers l'Atlantique. A ce jeune aristocrate, l'élément liquide a dû être aussi familier que les chevaux qu'il montait. Par son milieu, par son éducation et son instruction, il fut certainement initié au commandement, peut-être aux problèmes de la navigation, aux mathématiques, et, par la fréquentation de la cour, aux finesses, aux roueries de la diplomatie. Emportement et bravoure, cruauté et énergie, intelligence, vivacité, habileté et clairvoyance semblent avoir été les traits principaux de son caractère.

VERS L'INCONNU !

Le 8 juillet 1497, après la bénédiction royale, VASCO DE GAMA s'éloigna à bord du "Sao Gabriel", alors que son frère PAULO prenait le commandement du "Sao Rafael" et NICOLAU COELHO, celui du "Berrio". Un navire de ravitaillement complétait la flottille. Ils furent accompagnés par le navire de BARTOLOMEU DIAS jusqu'à la Sierra Leone, après une relâche d'une semaine aux îles de Cap Vert. DIAS, un ancien de cette traversée, puisque dix ans auparavant, il avait déjà navigué jusqu'aux côtes du Sud-Ouest africain, et même avait dépassé le Cap des Tempêtes (Cap de Bonne Espérance). Certainement, avec regret, il jeta l'ancre sur la côte guinéenne pour prendre la direction du fort Elmina, alors que le "Sao Gabriel", de toute la puissance de sa voilure, cinglait vers l'inconnu. Quelle ivresse pour son jeune capitaine!

Amplement pourvu de cartes fournies par le centre de Sagres, de compas, d'arbalètes, en connaisseur de l'Océan, mais témérairement, il choisit de ne pas serrer la côte africaine afin de se faire des alliés des courants et des vents. Dans cet univers inconnu, avec l'eau pour seul horizon, la flottille avança pendant trois mois, sur une distance de quelque 3.247 milles. La vigie put alors crier "terre!", le 7 novembre. C'était la baie de Sainte-Hélène, et ce fut la première rencontre avec la peuplade des Hottentots - dont la taille moyenne  ne dépassait pas 1,60 m. Les femmes, très fessues, amusèrent les marins.

Comme tout voyageur, VASCO DE GAMA s'était muni de verroterie, de colifichets de toutes sortes pour faire du troc.Il avait également emporté des "bornes" ou poteaux en pierre, gravées aux armes du Portugal, à planter sur son parcours.

La première trouva sa place à Mossel Bay, après avoir doublé le Cap des Tempêtes, une quinzaine de jours plus tard. Délibérément, GAMA fit alors détruire le bateau de ravitaillement et répartir les provisions sur les trois autres navires. A dessein, également, la flottille ne s'éloigna pas beaucoup des côtes. Le jour de Noël, elle s'en approcha, et la région ainsi découverte en ce jour de la Nativité fut tout simplement baptisée "Natal".

Le voyage serré près des côtes se poursuivit ... et une borne marqua le passage portugais à Quelimane. Choisie pour un repos bien mérité, cette halte aurait dû permettre aux hommes de se reposer, de se remettre de tant d'efforts et une nourriture appropriée eût été nécessaire. L'absence de fruits et légumes frais favorisa une attaque de scorbut. Le prêtre qui accompagnait l'expédition dut bien souvent officier. Sur les cent soixante-dix hommes embarqués à Lisbonne, combien reverraient le Portugal?

Laissant leurs morts derrière eux, ces "découvreurs" des Indes progressèrent tout au long de la côte de Mozambique et s'aperçurent que leurs ennemis traditionnels, les musulmans, commerçaient depuis longtemps avec les Indes. Le monde chrétien si imbu de sa supériorité - ou prétendue telle - marquait un retard évident. La face du monde aurait certainement changé, si les musulmans s'étaient montrés aussi curieux que les Occidentaux ... s'ils avaient parcouru le chemin inverse, et, surtout, s'ils avaient montré la même rage à imposer leur religion. Nous nous avancerions beaucoup en disant que les Portugais furent bien reçus par le sultan du Mozambique, néanmoins il les aida, en leur fournissant deux pilotes. Le premier prit les jambes à son cou, ne voulant pas avoir affaire à des chiens de chrétiens, et GAMA dut faire violence au second pour ne pas le voir suivre l'exemple de son compagnon. Il dut aussi faire preuve d'une grande vigilance à l'étape suivante de Mombassa, car les Arabes tentèrent un coup de force contre ses navires. Il ne s'y éternisa pas.

GENIAL PILOTE

Les rivalités qui existaient entre les souverains de Mozambique et de Malindi - le Kénya actuel - profitèrent à GAMA, et au but de son expédition. Le roi kényan se montra mieux intentionné que son voisin, et procura à VASCO DE GAMA la chance de sa mission. Elle se présenta en la personne d'un génial pilote, écrivain et poète, navigateur comme son père et grand-père, certainement le meilleur de l'Océan Indien - AHMED IBN MAJID - absolument inconnu au Portugais. Grâce à un musulman exceptionnel, les Occidentaux allaient se voir ouvrir une voie de pénétration aux Indes. Après une traversée des plus expertes, les Portugais débarquèrent à Calicut, le 20 mai 1498.

Le prince - ou zamorin - de Calicut, ne fut nullement impressionné par leurs cadeaux de pacotille ... il avait tellement plus à offrir, surtout des épices et des pierres précieuses, mais pour en avoir, EMMANUEL Ier devait lui promettre des étoffes écarlates, de l'argent, des coraux.

Avec ce message, GAMA prit le chemin du retour. Le scorbut avait fait de nouveaux ravages - même le frère de VASCO succomba - et seuls restaient le "Sao Gabriel" et le "Berrio". Séparés par la tempête, le second atteignit le Tage le 10 juillet, alors que le premier ne jeta l'ancre à Lisbonne que deux mois plus tard. Sur les cent soixante-dix marins embarqués en juillet 1497, il n'en restait que cinquante-cinq.

Reconnaissant, EMMANUEL Ier avait fait VASCO DE GAMA Amiral des mers indiennes et comte de VIDIGUEIRA. Il y eut une autre expédition en 1502, moins glorieuse, plus cruelle, suivie de pénibles années d'oubli, et, enfin, une nomination si attendue, vingt ans plus tard.

"Va où tu veux, meurs où tu dois". VASCO DE GAMA voulait retourner aux Indes, et, selon sa destinée, devait y mourir à peine quatre mois après son arrivée.