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De A à Z dans le désordre - page 11 -

CHARLES XII DE SUEDE

L'hiver russe : le grand ennemi des conquérants (troisième partie et fin)

Tous ignoraient alors qu'IVAN STEFANOVITCH MAZEPPA, hetman des Cosaques, qui nourrissait des griefs à l'égard de PIERRE Ier, avait noué des intelligences avec CHARLES XII et lui avait promis hommes, munitions et provisions. Mais ni LOEWENHAUPT, ni MAZEPPA ne parvinrent à secourir CHARLES XII; Attaqué à Lesnaïa par les Russes, le 9 octobre 1708, le premier avait incendié ses précieux chariots et, avec quelque six mille survivants - en quel état - avait réussi à rejoindre CHARLES XII. Le second, trahi, avait vu ses meilleurs amis roués, ses Cosaques défaits, ses villes saccagées, ses greniers vidés, des trente mille hommes espérés seulement six mille rescapés parvinrent à atteindre le lieu de rendez-vous.

La bonne fortune semblait avoir abandonné le jeune conquérant. Il vit son armée affamée, déguenillée, malade, mourant de froid, manquant de munitions, de médicaments, mais, à l'instar de son chef, qui partageait ses souffrances, elle ne se plaignait pas. NAPOLEON aura ses "grognards", CHARLES XII n'eut pas les siens.

Des quarante mille soldats, augmentés des six mille Cosaques et des six mille chanceux de Lesnaïa, il ne restait que vint quatre mille hommes, promis tôt ou tard à la mort. Dans ce morne, glacial et implacable ciel d'Ukraine, l'étoile de CHARLES XII ne brillait donc plus ?

Les harcèlements continuaient de décimer les rangs. Certes, CHARLES XII avait élaboré un plan : en avril, il conduisit ses soldats devant Poltava.

DEVANT POLTAVA

Jamais, les médiocres fortifications de cette place ukrainienne, ni ses six mille hommes de garnison n'auraient pu arrêter une armée saine et bien équipée...par contre ses magasins bien achalandés pouvaient ranimer une combattivité affaiblie par les privations, de même que ses vivres pouvaient permettre l'attente des renforts et encourager à reprendre la marche sur Moscou. Les Carolins mirent toute leur ardeur restante à ne pas décevoir leur roi.

CHARLES XII espérait une reddition, mais la garnison était fortifiée dans sa résistance par l'approche des secours amenés par le tsar. La chance paraissait s'éloigner du roi de Suède. Elle lui tourna totalement le dos le 27 juin, en permettant à un coup de carabine de lui fracasser le pied gauche. Avec un courage peu commun, il subit les interventions de ses chirurgiens, les encourageant et suivant leurs incisions, comme s'il se fût agi d'un autre que lui-même. Dix jours plus tard, écartant tout avis de retraite, il décida que le lendemain serait le jour de l'épreuve décisive : il affronterait PIERRE Ier. Sûr de sa supériorité, le tsar ne se déroba pas. Il confia son armée au maréchal CHEREMETEF, alors que CHARLES XII, dans l'incapacité d'assumer le commandement, le céda au maréchal REHNSKOELD. Un bon exécuteur n'est pas forcément un bon chef.

DEROUTE

Le sort de Poltava et de CHARLES XII se décida ce 8 juillet. Si, au lever du jour, le premier choc de la cavalerie suédoise enfonça les rangs moscovites et les débanda, l'intervention personnelle du tsar les rallia et l'absence d'artillerie se fit cruellement sentir du côté suédois. Les maigres réserves furent taillées en pièces par une habile manoeuvre. Les Moscovites avaient été de bons élèves. La bataille qui s'engagea dès neuf heures, fut perdue par CHARLES XII aux premiers coups de canon. Tous les officiers supérieurs et ceux de la chancellerie furent faits prisonniers. 

Le roi, sur son brancard, fut sauvé par le général PONIATOVSKI. Fuyant les Moscovites, n'ayant plus de chef pour les rallier, les troupes suédoises se trouvèrent au bord du Borysthène et dans l'impossibilité de le traverser, durent se rendre à la discrétion du vainqueur. LOEWENHAUPT signa la capitulation de l'invincible armée. Quant à CHARLES XII, délirant de fièvre, la reddition lui fut évitée; Ses hommes l'entraînèrent en carrosse, puis à cheval, en calèche, en bateau, et se trouvèrent à la frontière turque.

"Allons plutôt chez les Turcs", avait-il dit, encore conscient.