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De A à Z dans le désordre - page 16 -

- JEANNE DE CASTILLE

Beltraneja, la dépouillée (première partie)

Quand, en 1454, mourut JEAN II, roi de Castille, son fils HENRI lui succéda normalement à l'âge de trente et un ans. Douze années de mariage avec BLANCHE DE NAVARRE ne lui ayant pas donné d'héritier, l'union fut annulée après une scrupuleuse et, parfois, indécente enquête. HENRI IV se remaria en 1455 avec JEANNE DE PORTUGAL, soeur d'ALPHONSE V. Pendant sept années, ce second mariage resta également stérile et la malignité des détracteurs eut vite fait de profiter de cette situation  pour taxer le roi d'impuissance et pour miser sur son demi-frère ALPHONSE. Pourtant, en 1462, contrairement aux rumeurs calomnieuses, répandues par une noblesse hostile et méprisante, à vingt quatre ans, la reine se trouva enceinte.

Nous connaissons tous les preuves impudiques exigées des nouveaux mariés royaux pour prouver la virginité de la jeune-fille et la consommation du mariage.

HENRI IV faillit malencontreusement à cette coutume. Il omit d'exhiber la preuve de l'union, et cet oubli allait alimenter les diffamations qui serviront si bien la cause d'ISABELLE LA CATHOLIQUE, sa demi-soeur.

L'absence de bellicisme chez HENRI IV, jugée comme un manque de caractère, entretenait la hargne d'une noblesse rebelle, remuante et bagarreuse. Un roi qui n'aime pas faire couler le sang de ses sujets, fi donc ! Un roi trop bon et pacifiste ne pouvait être castillan. Pour maintenir ces Grands, si imbus d'eux-mêmes et de leur naissance, il eût fallu une poigne de fer...ce dont HENRI IV manquait regrettablement.

La grossesse de la reine remplit le roi d'allégresse et son accouchement en public, selon l'usage du temps, fut salué par une joie sans pareille et apaisa, momentanément, les ragots  de l'incapacité du roi à assurer sa descendance. La petite fille qui naquit reçut le prénom de JEANNE. En grande pompe, elle fut reconnue comme héritière et devint la filleule de sa tante ISABELLE. Aucun doute sur sa légitimité n'effleurait alors les esprits et, même les plus malintentionnés, avaient fait leur mea culpa.

Pourquoi cela changea-t-il ? La conduite de la reine, jugée peu sage, ses manières estimées insuffisamment royales, son comportement considéré trop léger par une Cour trop rigide, d'où même le sourire était proscrit, portèrent ombrage à sa réputation. La vieille noblesse indisciplinée, incessante fautrice de troubles, profita des rumeurs largement propagées dans le peuple, pour contester la paternité de HENRI IV...jusqu'à en faire un époux complaisant pour obtenir un héritier que, lui-même, était incapable d'avoir. La calomnie avait la peau dure.

Parmi les amants ainsi attribués à la reine, les Grands de vieille souche, arrogants et ombrageux, désignèrent un majordome de fraîche noblesse, devenu, rapidement, un favori du roi, BELTRAN DE LA CUEVA - lequel venait, pourtant, de se marier, grâce à la reine.

Ces basses attaques étaient savamment orchestrées par l'archevêque de Tolède, ALFONSO CARRILLO et son neveu JUAN DE PACHECO, marquis de VILLENA, en qui HENRI IV plaçait bien imprudemment sa confiance. Il y avait en lui une certaine inaptitude à jauger la valeur des serviteurs de l'Etat : personnages sournois, hypocrites et rusés, tous deux oeuvraient dans l'ombre pour JEAN II D'ARAGON, si hostile à HENRI IV.

Ah, certes ! JEAN II D'ARAGON était d'une autre trempe que HENRI IV, plus conforme à l'image d'un roi de l'époque, n'hésitant pas à se défaire des gêneurs, parmi lesquels - certainement par poison - son fils CHARLES, prince de VIANE, né de son premier mariage avec BLANCHE II, reine de NAVARRE. Sa seconde épouse et digne compagne, JEANNE ENRIQUEZ, à l'égal du roi, détesta son beau-fils, qu'elle aida, probablement à éliminer et ses belles-filles, BLANCHE et ELEONORE, soeurs du prince.

La perfidie de l'archevêque de Tolède et du marquis de VILLENA, fut découverte lors de l'affaire de Catalogne quand, contrairement aux directives royales reçues, ils firent basculer le choix de LOUIS XI en faveur de JEAN D'ARAGON;

Cette trahison, qui aurait dû entraîner leur mort, ne leur coûta que leur poste au Conseil. Coupable indulgence de HENRI IV ! Sa clémence ne pouvait être comprise de cette dangereuse noblesse. BELTRAN DE LA CUEVA et GONZALES DE MENDOZA, évêque de Calahorra, remplacèrent les deux traîtres.

L'antagonisme entre Castille et Aragon était tel, que des projets matrimoniaux entre les deux Maisons royales était inconcevables. En 1463, HENRI IV pensa donc à resserrer les liens portugo-castillans. Il fut convenu qu'ISABELLE, alors âgée de douze ans, épouserait ALPHONSE V, de dix-neuf ans son aîné et veuf d'ELISABETH DE PORTUGAL, sa cousine germaine. Quant à la petite JEANNE, qui n'avait qu'une année, elle fut promise au prince héritier JEAN, âgé de huit ans.

                       (Suite JEANNE DE CASTILLE - La Beltraneja - seconde partie)