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De A à Z dans le désordre - page 17 -

JEANNE DE CASTILLE

Beltraneja, la dépouillée (seconde partie)

Après leur éviction du Conseil, CARRILLO et VILLENA se déchaînèrent contre ce roi trop faible qui pardonnait presque toujours. Ils ne reculèrent devant rien : associations, complots, rébellions, publications calomnieuses, accusations diffamatoires, menaces...Ils n'épargnèrent aucun outrage à HENRI IV, même celui de le déclarer publiquement dépendant de BELTRAN DE LA CUEVA. Ouvertement, ils attaquèrent JEANNE pour adultère et refirent endosser la paternité de sa fille à LA CUEVA.

Un roi plus déterminé aurait lancé ses troupes  contre ses adversaires - comme le lui conseilla l'évêque de Cuenca - mais HENRI IV s'y refusa énergiquement, ne voulant pas faire couler le sang. Il préféra composer avec les rebelles. Par l'arrangement signé, il prenait son demi-frère ALPHONSE, âgé de onze ans, pour héritier, lequel épouserait sa nièce...ainsi JEANNE,qui sera surnommée "la Beltraneja" (contraction de BELTRAN aneja), retrouverait le trône dont on voulait la dépouiller. En remerciement, HENRI IV combla VILLENA de bienfaits.

 Envieux, CARRILLO et l'amiral de Castille FREDERICO ENRIQUEZ, beau-frère de JEAN II D'ARAGON, se soumirent en hâte pour profiter aussi de ses largesses : l'un reçut Avila, l'autre Valladolid. En compensation, HENRI IV en espérait, au moins, une aide militaire contre les rebelles récalcitrants. Il n'en recueillit que des sarcasmes. Les insurgés osèrent même célébrer à Avila une parodie de sacre en faveur du malheureux ALPHONSE - leur otage - totalement terrifié et qui aurait bien voulu se trouver à cent lieues de là, de préférence auprès de son frère. Cette mascarade, qui aurait été burlesque si elle n'avait été aussi inquiétante, n'eut, cependant, pas de suite et, à son tour, à Simancas, à la risée de tous, CARRILLO fut déposé.

HENRI IV aurait dû profiter de sa faveur recouvrée, mais il fut à nouveau victime de sa bonté et se laissa leurrer par le fourbe VILLENA : au lieu de lancer ses troupes sur les rebelles, il se contenta de signer une trêve et, ce ne fut que par la mort de don PEDRO GIRON, frère de VILLENA, qui prétendait à la main d'ISABELLE, qu'elle échappa à un mariage avec un vieillard.

HENRI IV avait jugé sage de mettre en sécurité son épouse, sa fille et sa soeur, laquelle avait toujours pris le parti du roi. Elles résidaient à Ségovie en 1467, quand la ville fut attaquée par les rebelles. ISABELLE donna, alors, le premier coup de canif dans cette entente fraternelle : refusant de se réfugier à l'Alcazar avec les deux JEANNE, elle rejoignit Alphonse, et fut à ses côtés, lors de son entrée dans la ville conquise.

Ce que l'on peut considérer - à juste titre - comme une trahison, dénotait, chez ISABELLE, une profonde réflexion, une grande maturité malgré ses seize ans et laissait présager l'extrême fermeté dont elle fera toujours preuve, et même son intolérance. Si elle ressentait quelque affection pour son frère et admirait sa grande bonté, elle n'eut que mépris pour sa faiblesse. Elle comprit que son excès de douceur le ferait dévorer.

1468 apporta un grand changement : tous les projets que faisaient les rebelles sur la tête d'ALPHONSE s'effondrèrent avec sa mort survenue le 5 juillet...quant à ISABELLE, elle se retira dans un couvent où elle eut pour confesseur THOMAS DE TORQUEMADA. Il prit un funeste ascendant sur son esprit et, sous son règne, deviendra le bourreau de l'Espagne.

Il est difficile de savoir quelle part de vérité attibuait ISABELLE à tout ce qui s'était raconté sur la naissance de l'infante JEANNE. La médisance est si pernicieuse et conduit si facilement au doute. Même HENRI IV connut l'incertitude. Par son refus à monter sur le trône, comme l'y poussaient les rebelles, elle fit preuve de loyalisme envers le roi mais elle ne repoussa pas leur invite à se poser en héritière - ce qu'HENRI IV accepta le 18 septembre 1468 "pour la pacification du royaume" et non à cause de la prétendue illégitimité de JEANNE.

                      (Suite - JEANNE DE CASTILLE - Beltraneja la dépouillée - troisième partie)