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De A à Z dans le désordre - page 18 -

- JEANNE DE CASTILLE

Beltraneja, la dépouillée (troisième partie)

 

 

L'exécution des accords matrimoniaux prévus en 1463, fut abordée en 1468 par les envoyés d'ALPHONSE V, mais pour retarder leur réalisation, ISABELLE prétexta des liens de parenté qui unissaient la Castille et le Portugal, liens qui nécessitaient une dispense de PAUL II - EDOUARD l'ELOQUENT, père d'ALPHONSE V et JEAN DE PORTUGAL, grand-père d'ISABELLE, étaient frères. A l'évidence, elle se réservait un avenir autre que celui auquel la destinait son frère. A dix-sept ans, déjà pourvue d'une extrême résolution de caractère, elle se refusait à ne jouer qu'un rôle de figuration aux côtés d'un époux qui, grâce à elle, deviendrait roi de Castille. Elle se voulait pleinement reine et cette décision allait influencer son choix personnel d'un époux.

Le parti aragonais lui assura que son frère était prêt à dénoncer son engagement du 18 septembre et à refaire de JEANNE son héritière. Elle ne pouvait en attendre la confirmation. Clairvoyante, elle pressentit certainement ce qu'un mariage aragonais pourrait lui apporter. Laissant HENRI IV dans l'ignorance totale de sa décision - alors qu'elle avait promis de ne se marier qu'avec son agréement - elle fit parvenir à JEAN II D'ARAGON, par GUTIERRE DE CARDENAS, son consentement à un mariage avec son fils et héritier FERDINAND, pour lors roi du minuscule royaume de Sicile (la Sicile étant tombée dans la corbeille aragonaise par les Vêpres siciliennes de 1282).

On peut imaginer quels furent les sentiments de HENRI IV en apprenant cette nouvelle déloyauté de sa soeur : non seulement elle n'était pas de parole, mais encore elle prétendait s'unir au fils de son pire ennemi. Lui fallait-il intervenir pour arrêter ces pourparlers et mettre ISABELLE hors d'état de nuire ? Il préféra ne pas interrompre l'apaisement qui s'était enfin établi. Avec son intelligence et son sens aigu de la politique, ISABELLE démêla les sentiments de son frère et préféra changer de résidence. Elle s'établit à Madrigal pour y attendre les résultats de son ambassade.

Elle avait raison de s'inquiéter car, à Saragosse, les démarches ne furent pas aussi simples qu'elles auraient dû l'être, selon les dires de CARDENAS et PALENCIA, ses envoyés, les Grands arragonais craignant une fusion des deux royaumes. Ce fut presque à l'arraché qu'ils obtinrent l'accord désiré, le 7 janvier 1469, et encore sans certitude de fiabilité. Avec l'aide d'une forte escorte armée, mais en courant bien des dangers, ISABELLE parvint à Valladolid, propriété de l'amiral ENRIQUEZ. De là, elle fit connaître à son frère sa décision d'épouser FERDINAND D'ARAGON et lui demanda sa bénédiction - sachant bien que son refus ne changerait en rien sa résolution.

Pour prévenir tout empêchement royal, il était urgent de se hâter...or, la célébration du mariage ne pouvait se faire hors la présence de FERDINAND à Valladolid et son déplacement en Castille présentait quelque péril. Des subterfuges furent nécessaires : un voyage simulé vers la Catalogne et un déguisement de muletier, ainsi qu'une somptueuse ambassade, richement chargée, qui feignit de se rendre auprès de HENRI IV - alors en Andalouise. L'ambassade et le muletier se rejoignirent à Osma.

Le 9 octobre 1469, FERDINAND parvint à Duenas, en Léon, et cinq jours plus tard, pour la première fois, ISABELLE DE CASTILLE le rencontra.  Très vite, on en vint aux marchandages de vendeurs de tapis, aux prérogatives qu'ISABELLE entendait se réserver et aux privilèges qu'elle accepterait de partager avec son époux. Néanmoins, malgré sa détermination, il subsistait encore un obstacle : pour cousinage issu de germains, une dispense pontificale s'avérait également nécessaire et il était vain d'espérer l'obtenir de PAUL II, si hostile aux Aragonais.

Cette absence d'autorisation heurtait profondément les sentiments religieux d'ISABELLE...il fallait donc y suppléer. Bien qu'évêque, les scrupules n'arrêtèrent pas CARRILLO : il exhiba une fausse dispense qu'ISABELLE accepta, prétendûment dupée. SIXTE IV, qui succédera à Paul II, mort le 26 juin 1471, ne sera pas aussi intransigeant et pardonnera cette transgression.

Le 18 octobre, l'union castillo-aragonaise fut célébrée. Sagement, l'usage post-nuptial ne fut pas oublié; Un envoyé et un message des jeunes époux - à eux deux, ils totalisaient trente cinq ans - n'obtinrent aucune réponse de HENRI IV. En riposte, peu s'en fallut qu'ISABELLE ne devînt jamais reine de Castille car HENRI IV négocia le mariage de JEANNE, qu'il reconnut pour seule héritière, avec CHARLES duc de GUYENNE. Ce dernier, en conspiration continuelle contre son frère LOUIS XI, dédaigna l'offre castillane et se tourna vers CHARLES LE TEMERAIRE, auquel il demanda la main de sa fille unique, MARIE.

Ainsi, les plans de HENRI IV échouèrent, mais ceux de CHARLES n'aboutirent pas davantage, car sa mort - à laquelle un coup de pouce fut peut-être donné - survint le 24 mai 1472, à Bordeaux. 

                              (Suite - JEANNE DE CASTILLE - La Beltraneja - quatrième partie)

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