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De A à Z dans le désordre - page 19 -

- JEANNE DE CASTILLE

Beltrajena, la dépouillée (quatrième partie et fin)

Pour les rois de Sicile, la période  des difficultés n'était, cependant, pas close . Le doux HENRI IV se montrait plein de rancoeur à l'égard de sa soeur et bien décidé à lui faire payer sa "félonie". Combien de fois, pour fuir la vindicte royale, le jeune ménage désargenté et sa fille première née - qui avait également été prénommée ISABELLE - dut changer de résidence !

ISABELLE fut habilement secondée par son époux qui, d'un diplomate avait la dextérité, l'amabilité, la dissimulation et le machiavélisme. Heureusement pour leur avenir, toute tentative de HENRI IV pour marier sa fille JEANNE se solda par un échec. Des scissions se firent dans son camp et des ralliements se portèrent sur le nom d'ISABELLE.

Un plan perfide fut élaboré par certains individus de l'entourage de HENRI IV et d'ISABELLE. Le dessein avoué était une réconciliation qui aurait lieu à Ségovie. Il faillit réussir...autour d'une table de banquet, le 27 décembre 1473, mais VILLENA éventa le complot et éveilla la suspiscion de HENRI IV. Courtement après, VILLENA passa de vie à trépas, rapidement suivi, le 12 décembre 1474 - à deux heures du matin - par HENRI IV, dont les paroles dernières furent pout maintenir sa reconnaissance de JEANNE sur le trône de Castille.

Dix heures plus tard, à Ségovie, alors que FERDINAND était à Tolède, ISABELLE fut avertie du décès de son frère. Plus que jamais, il lui fallait réagir promptement, prendre de vitesse partisans et Cortès. Une messe de requiem fut aussitôt célébrée, et le 13 décembre, sur une estrade hâtivement dressée, une jeune femme de vingt trois ans, se coiffa de la couronne et se fit acclamer par la population de Ségovie.

Partout, elle dépêcha des messagers, mais ne songea à informer FERDINAND que le 16 décembre, ce dont il fut fort dépité et même profondément blessé...car, au fond de lui-même et, malgré ses engagements d'octobre 1469, il était bien décidé à ne laisser jouer à ISABELLE qu'un rôle secondaire. Le trône était une affaire d'hommes.

Intuition féminine ou politique ? Quand il arriva à Ségovie, le 2 janvier 1475, il était trop tard. Elle avait rassemblé autour d'elle les plus influents des Grands : ISABELLE était reconnue reine de Castille.

Avec quel doigté elle sut apaiser la susceptibilité malmenée de FERDINAND ! Fort heureusement, car bien des préoccupations tourmentaient encore ISABELLE : si nombre de rebelles s'étaient laisser gagner, par contre, des partisans de la première heure - dont CARRILLO - avaient pris rang parmi les défenseurs des droits de JEANNE, qu'ALPHONSE V prétendit épouser, bien qu'elle fût sa nièce et qu'elle n'eût que treize ans. Bien des villes se rangèrent sous la bannière du roi du Portugal et, dès le mois de mai, à la tête de ses troupes, il entra en campagne. Jamais le danger ne fut plus grand, jamais, non plus, face au péril, l'accord ne fut plus complet entre les époux. Pendant qu'ISABELLE stimulait les populations et gérait le royaume, FERDINAND mettait une armée sur pied.

Le sort des armes fut d'abord favorable à ALPHONSE V, qui s'était déclaré nouveau roi de Castille. Il avait, effectivement, épousé JEANNE mais, dans l'attente d'une dispense papale, s'était gardé de consommer l'union. Pour la poursuite des opérations, sa lenteur et ses hésitations lui furent fatales. La bataille qui se déroula le 1er mars 1476 près de Toro, ne fut une victoire pour aucun des partis, mais ALPHONSE réagit en vaincu et ISABELLE en vainqueur. Une nouvelle fois, CARRILLO changea de camp, et ALPHONSE V regagna le Portugal avec son épouse-enfant.

Bien des propositions furent faites pour trouver une solution au problème de JEANNE...sauf celle de la restitution de ses droits à la couronne. L'une d'entre elles consistait à faire annuler son mariage avec ALPHONSE V et à lui faire épouser don JUAN, le second fils du couple, né en 1479 (un premier fils était mort-né en 1475). L'infant aurait donc été de dix-sept ans le cadet de sa femme mais, par ce biais, JEANNE aurait pu accéder au trône.

Aussi déterminée que sa tante, JEANNE refusa cette offre qui ne reconnaissait pas sa légitimité de souveraine. On préféra donc la confiner dans un couvent de clarisses - ce qui fut fait en octobre 1480, à son corps défendant.

Quoique vivant en retrait, JEANNE, dont l'histoire a fait "la BELTRANEJA", ne reconnut jamais la légitimité d'ISABELLE et toujours signa "moi, la Reine".

Elle ne renoncera au trône que le 20 juillet 1522, en faveur de JEAN III DE PORTUGAL et survivra vingt six années à sa tante ISABELLE LA CATHOLIQUE, qui l'avait dépouillée et avait usurpé la couronne.

                                                                      Myriam DELBOUYS

                                                                      (15 septembre 2012)