L'histoire contée au quotidien

Nos coordonnées

PAPIERS D'HISTOIRE

67800 BISCHHEIM

FRANCE

 

Email : bastiandelbouys@gmail.com
  

 

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

A la une

- SOUVENIRS D'UN AEROSTIER DE 1870

( seconde partie )

De A à Z dans le désordre

- VASCO DE GAMA

Le baroudeur des mers

Et aussi ...

Prochainement à la une

SOUVENIRS D'UN AEROSTIER DE 1870

(troisième partie)

Archives articles

Désormais sur Internet

Bienvenue sur notre site.

Liens

www.creazheim.com/ 

DESIGN - CREATION D'OBJETS DE DECORATION - ARTISANAT D'ART - PEINTURE SUR TOUS SUPPORTS.

www.gitedescharmilles.com/

UNE ETAPE EMOTION AU COEUR DE LA BRESSE

 

www.oliviavoyancemagnetisme.com

MEDIUM PUR, SANS SUPPORT POUR UNE VOYANCE DE QUALITE.

MAGNETISME.

http://go.ladyperle.affaire.3.1tpe.net

NAPOLEON HILL OU LES SECRETS POUR REUSSIR

http://go.ladyperle.dmontegut.1.1tpe.net

E-BOOK MAZAS OU LA MEMOIRE DES CATHARES

http://go.ladyperle.slinge.2.1tpe.net

E-BOOK INEDIT - TREIZE QU'ILS ETAIENT

Roman biographique sur la vie des prisonniers en Allemagne en 1940 - 1945.

http://go.ladyperle.titus51.2.1tpe.net

PARLER ANGLAIS EN 30 JOURS

20 mn. par jour pendant 30 jours chrono

De A à Z dans le désordre - page 20 -

- GARIBALDI

L'homme de l'unité italienne (première partie)

A vingt neuf ans, GARIBALDI déclarait qu'il avait besoin d'orages et non de calme. Il l'a prouvé tout au long de sa vie - quand le calme le trouvait, c'était bien souvent malgré lui.

Ce fut pendant l'une de ces pénibles mises à l'écart imposées par le gouvernement de VICTOR-EMMANUEL II que la République française, en plein désarroi, vint frapper à sa porte de Caprera.

 La "relégation" qui lui avait été infligée, n'avait en rien altéré sa notoriété. Ni l'âge - il avait soixante trois ans - ni de douloureux rhumatismes qui le faisaient marcher avec une canne et parfois le clouaient au lit, n'avaient diminué sa combattivité, sa soif de justice et son idéal républicain. La France de NAPOLEON III lui était hostile, mais celle qui avait prononcé la déchéance de l'empereur et proclamé la République, lui était devenue chère - seule République dans une Europe de princes. 

Répondant à l'appel français, il débarqua à Marseille le 7 octobre 1870, et déclara au préfet des Bouches-du-Rhône, d'une manière un peu trop grandiloquente mais qui correspondait à son personnage : "Je viens donner à la France ce qui reste de moi".

 

L'ARMEE DES VOSGES

L'on pourrait penser que son arrivée fut bien accueillie par un gouvernement réfugié à Tours - n'avait-il pas prouvé son aptitude au commandement, son esprit d'initiative ? N'était-il pas l'organisateur de "l'expédition des Mille" et, avec 1.089 hommes, le vaiqueur du roi "Bomba", le conquérant de la Sicile ? L'accueil fut glacial. La République se débattait dans un chaos indescriptible après tous les désastres accumulés par les armées impériales...pourtant, elle se permit encore de faire grise mine au seul Européen accouru à son aide, avec son appréciable connaissance de la tactique militaire et sa compétence de l'art de la guérilla.

A mauvaise volonté, il fit bonne figure et accepta de rassembler les étrangers volontaires. Il se rendit donc à Dole, devenue le grand centre de rendez-vous. Tous ces volontaires - dont beaucoup étaient italiens - devaient constituer la future armée des Vosges.

Les problèmes auxquels il avait été confronté par les agissements délibérés du ministre de VICTOR-EMMANUEL Ier, le comte CAMILLO BENSO DI CAVOUR, se renouvelèrent en France : avec un total manque d'artillerie et un armement dérisoire et de médiocre qualité, il dut affronter une victorieuse armée prussienne. Comme il l'avait fait dans l'éphémère République du Rio Grande do Sul, il mit sur pied, aidé par ses fils MENOTTI et RICCIOTI, une guerre de harcèlements, embuscades, ruses et coups de main. A une armée puissante en feu et en hommes, menaçante et impétueuse, il opposa son savoir-faire, son esprit inventif et entreprenant et un courage jamais en défaut.

Car il en fallait à cet homme presque paralysé, qui ne pouvait se déplacer qu'en voiture. Néanmoins, son lourd handicap ne l'empêcha jamais de s'exposer aux feux de l'ennemi et d'être constamment en première ligne : "Rien n'est si contagieux que l'exemple" a dit LA ROCHEFOUCAULD. Au lieu des Vosges, son champ d'action fut la Saône et la Bourgogne.