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De A à Z dans le désordre - page 21 -

- GARIBALDI

L'homme de l'unité italienne (seconde partie)

 

 

 

SUCCES ET ECHECS

 Ce mois de novembre 1870 fut marqué par le succès, près de Coulmiers, du général LOUIS D' AURELLE DE PALADINES sur VON DER THANN, par l'attaque-surprise organisée par GARIBALDI et exécutée par RICCIOTI sur Châtillon, dont il ramena prisonniers, armes et munitions, mais par l'échec du même général à Baume-la-Rolande, devant l'armée du prince FREDERIC-CHARLES et par celui de GARIBALDI, dans sa tentative de libérer Dijon. La résistance de la ville ne lui cédera qu'au début de 1871.

Le mois de décembre eut aussi ses succès et ses échecs : LOUIS FAIDHERBE arrêta le feld- maréchal  EDWIN VON MANTEUFFEL à Pont-Noyelles. D'AURELLE subit des revers à Loigny, Patay, Orléans...et le gouvernement commença de reconnaître que tout "invalide" qu'il fût, et en dépit des misérables moyens dont il était gratifié, GARIBALDI était l'un des meilleurs généraux de cette guerre.

Le mois de janvier qui suivit n'amena guère de changements en faveur des Français : la victoire remportée à Bapaume par FAIDHERBE fut suivie par son retrait devant AUGUST VON GOEBEN - qui avait succédé à MANTEUFFEL après la bataille de Saint-Quentin; vainqueur à Vendôme et Montoire, le général CHANZY fut contraint à la retraite au Mans; victorieux à Villersexel; BOURBAKI fut battu à Héricourt par WERDER et se replia sur Besançon, puis sur Pontarlier. Son refus orgueilleux d'appeler GARIBALDI à l'aide et ses revers le feront révoquer le 26 janvier.

Le général CLINCHANT qui lui succéda, envoya des négociateurs au général helvétique HANS HERZOG pour régler les conditions du passage en Suisse de l'armée de l'Est, afin de lui éviter une reddition aux Prussiens. Le 1er février 1871, 90.000 hommes exténués, déposèrent leurs armes aux Verrières, dans le Jura suisse. La majeure partie de l'armée de l'Est fut ainsi sauvée. Le gouvernement de Défense nationale admit trop tard l'aide efficace de GARIBALDI - décrié et brocardé pour ses infirmités par bien des détracteurs. 

Le 29 janvier, GARIBALDI fut informé par GAMBETTA, qu'un armistice de vingt et un jours avait été conclu à Versailles. Cette trêve fournit, une fois de plus, à GARIBALDI de prouver sa valeur car, malencontreux oubli, qui devint une véritable trahison, le signataire JULES FAVRE omit, dans la négociation, d'inclure l'armée des Vosges - à laquelle s'était joint le général PELISSIER et ses quinze mille gardes mobiles. Cet armistice donna toute latitude aux Prussiens pour diriger l'ensemble de leurs forces contre la seule unité encore combattante : l'armée de GARIBALDI. Ce dernier, dont 0TTO BISMARCK aurait bien voulu s'emparer, fit reculer ses troupes et Dijon fut occupée par les Prussiens. Enfin le combat cessa partout et, en désaccord, LEON GAMBETTA démissionna le 6 février.

BISMARCK avait exigé des élections. Les nouveaux députés, qui siégeraient à Bordeaux, auraient la tâche de ratifier le traité de paix. Evidemment, GARIBALDI ne fut pas candidat, mais le peuple, moins ingrat que ses dirigeants, l'élit député, surtout les habitants de la Côte-d'Or, qu'il avait si bien défendue, ses concitoyens niçois et enfin Paris où, d'après le nombre de voix réunies, il vint après LOUIS BLANC, VICTOR-HUGO et GAMBETTA. Cette popularité l'incita à accepter le 8 février, mais déjà le 12, il fit savoir qu'il renonçait à ses mandats.

INGRATITUDE

Néanmoins, il se présenta le 15 février au Grand Théâtre de Bordeaux, où siégeait, pour la première fois, cette assemblée nouvellement élue. Il n'obtint même pas la parole. Aux acclamations des républicains et des tribunes, répondirent les invectives, les calomnies, les moqueries, les outrages. Ne l'a-t-on pas traité de lâche ! Combien la hargne était grande contre cet étranger, cet anticlérical ! Digne, il quitta la salle, attendu au dehors par une foule qui l'aimait et qui voulut le retenir, mais ne le put.

 Le 16 février, il était de retour dans son île de Caprera. Le 24 mars, le Comité central de la Commune - qui le voulait pour chef - tenta de le faire revenir, mais il fut fidèle à une ligne de conduite adoptée dès le début de son activité, laquelle lui interdisait toute intervention dans une guerre civile...une guerre entre Français ne le concernait pas, lui, si respectueux des gouvernements légaux. Mais avec quelle désillusion, quelle amertume, GARIBALDI s'en retourna en Italie. Il avait répondu à l'appel français pour se battre contre des ennemis qui n'étaient même pas les siens, puisque italien.

Dans sa retraite, GARIBALDI vivra jusqu'au 2 juin 1882. Dans ses volontés dernières, il avait exprimé le désir d'être incinéré et que ses cendres fussent déposées à Caprera. Encore une fois, le gouvernement italien, qui l'avait si souvent utilisé et dupé, qui avait tant essayé de le museler, contrevint à son ultime souhait : il fut embaumé et enterré six jours plus tard. Au moins, il trouva bon de lui rendre un hommage officiel.

Il fut accompagné, comme de son vivant, par ses anciens compagnons qui, tous, avaient revêtu l'habituelle tenue des Garibaldiens. Appartenant déjà à l'histoire par son acharnement à construire l'unité italienne, l'homme à la chemise rouge, au poncho blanc et au chapeau des pampas, pénétra dans la légende.

                                                                            Myriam DELBOUYS

                                                                            (20 septembre 2012)