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De A à Z dans le désordre

- NAPOLEON A MOSCOU

Il y a 200 ans ...

Depuis 1811, le traité de Tilsit du 9 juillet 1807 n'est plus qu'un souvenir. L'alliance avec les Russes, a laissé espérer à NAPOLEON un accroissement de sa puissance...tout comme pour ALEXANDRE Ier qui convoite la Finlande et espère une aide pour sa lutte contre les Turcs.

En ce 14 septembre 1812, la Grande Armée de l'Empereur fait son entrée à Moscou. Depuis la fin de juin, le sol russe tremble sous les pieds de milliers de soldats de toutes nationalités - des Bavarois, Westphaliens, Italiens, Saxons, Suisses, Polonais, Hessois, Autrichiens, même des Prussiens et des Espagnols et, évidemment, des Français - sous les sabots de milliers de chevaux et les roues des convois de ravitaillement, vivres et munitions. Cette redoutable Grande Armée compte, au minimum, 600.000 hommes. Si NAPOLEON avait connu la force que les Russes pouvaient lui opposer, il se serait contenté de la moitié.

Dès le mois de juin, son avant-garde a atteint Kovno - capitale de la Lituanie - traversé le Niémen dans la nuit du 23 au 24 juin, et continué sa marche sur Wilna, qui est tombée le 28 du même mois.

NAPOLEON attend la bataille - sa bataille - qui assiéra sa suprématie, mais l'ennemi se dérobe, fait le vide devant les troupes et évite tout affrontement sérieux. Divisée en trois parties, la Grande Armée est commandée à gauche par ETIENNE MACDONALD, duc de TARENTE, maréchal d'Empire depuis 1809; à droite, par le prince EUGENE DE BEAUHARNAIS, beau-fils de NAPOLEON; quant à l'Empereur, il garde pour lui le centre, fort de 200.000 hommes. Un renfort est conduit par JEROME BONAPARTE, incapable roi de Westphalie.

L'ennemi a réparti ses troupes de façon identique : la gauche est commandée par le prince PIOTR IVANOVITCH BAGRATION; la droite, par WITTENGENSTEIN et le centre par le prince MIKHAIL BARCLAY DE TOLLY. Las d'attendre la confrontation, NAPOLEON décide de prendre l'initiative : parti de Wilna, il emprunte la route de Vitebsk, et lance le 16 juillet, le premier corps de la Grande Armée, attribué à LOUIS-NICOLAS DAVOUT, duc d'AUERSTAEDT et prince d'ECKMUHL... maréchal d'Empire depuis 1804, pour déloger BAGRATION. Exploit réussi !

Dix jours plus tard, le maréchal MICHEL NEY, duc d'ELCHINGEN et JOACHIM MURAT, maréchal d'Empire depuis 1804, roi de Naples - beau-frère de NAPOLEON, par son mariage avec CAROLINE BONAPARTE - capitaine de la cavalerie, s'emparent d'Ostrovno, puis se dirigent sur Vitebsk.

Suivant le conseil du tsar - donner la priorité à la tactique défensive - les forces de BARCLAY DE TYLLY continuent de refuser le combat, laissant l'envahisseur sur "sa faim" et sa déception. Et pendant ce délai, Moscou se prépare...son gouverneur, le comte FEDOR VASSILIEVITCH ROSTOPTCHINE évacue sa population et dresse ses plans pour l'accueil de la Grande Armée et de son Empereur. Général et homme politique, on lui attribue cette réflexion sur son tsar : "Il sera formidable à Moscou, terrible à Kazan, invincible à Tobolsk".

Wait and see, comme disent nos amis britanniques !

Les Cosaques harcèlent la Grande Armée, une véritable guérilla bien orchestrée. Le ravitaillement devient de plus en plus malaisé à cause des distances et de cette pression constante. Les arrière-gardes sont, sans cesse, en butte aux attaques-surprises, les hommes sont malades et la cavalerie a perdu de nombreux chevaux.

Cependant, la Grande Armée progresse à vive allure. "Ne pas traîner" doit être le leitmotiv, "ne pas laisser à l'armée russe le temps de se regrouper", "avancer pour ne pas être surpris par l'hiver", "reprendre des forces dans la capitale russe et amener l'ennemi à composition".Tout ceci est le travail du maréchal LOUIS -ALEXANDRE BERTHIER, prince de NEUCHATEL, le véritable bras droit de l'Empereur et son...souffre-douleur.

Smolensk évacuée est incendiée le 18 août, d'après les ordres de BAGRATION et BARCLAY, enfin  réunis. Ils voient leur arrière-garde attaquée par NEY, MURAT et le général JEAN JUNOT, duc d'ABRANTES, alors que le maréchal NICOLAS OUDINOT, duc de REGGIO, et le comte LAURENT GOUVION SAINT-CYR prennent possession de Polotsk, abandonnée par WITTENGENSTEIN.

"Abandon et terre brûlée" répète le tsar, mais tous ne sont pas d'accord avec cette tactique : le haut-commandement désire sauver Moscou. Le feld maréchal MIKHAIL KOUTOUSOV prince de SMOLENSK, âgé de soixante sept ans, nouveau commandant en chef, se résout finalement à braver la Grande Armée, et choisit un lieu fortifié pour abriter quelque 130.000 hommes. Au soir du 7 septembre, deux armées aux forces à peu près égales, s'affrontent enfin ouvertement.

Vers six heures du soir, la bataille - disons le carnage - prend fin. La bataille de Borodino (ou de la Moskova, comme l'appellera NAPOLEON) se termine à l'avantage des Français, mais à quel prix ! Sur 130.000 Russes, la moitié git sur le terrain. BAGRATION est parmi eux.  C'est une Grande Armée squelettique qui prend ses quartiers dans la capitale russe...peut-être 100.000 hommes, dans une ville quasiment vide. Cela vaut-il un bulletin de victoire  ?

Tant de kilomètres parcourus par des hommes - et des chevaux - anéantis de fatigue -L'ennemi,replié non loin, stimulé par KOUTOUSOV, n'est nullement prêt à la reddition. La   patience, une immense patience, à l'image des moujiks, est l'apanage de l'âme russe. NAPOLEON n'en connaît rien, n'en connaissait rien. La conquête de la Russie ne pouvait être - il y a deux siècles - qu'une utopie...désastreuse !

                                                                              Myriam DELBOUYS

                                                                            (14 septembre 2012)