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De A à Z dans le désordre - page 23 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ... (première partie)

 

L'union fait la force a dû être le leitmotiv de GUILLAUME LE TACITURNE. Il s'y est accroché de toutes ses forces quand il espérait encore faire céder l'intransigeance de PHILIPPE II par la volonté de tout un peuple et, encore davantage, quand il a constaté l'inanité de ses efforts face à ce roi despotique et cruel. Plus que tout autre, il a compris dans quelle épreuve de force il s'engageait, et sur quel chemin plein d'ornières il lui fallait  entraîner les provinces.

Une graine, quelle qu'elle soit, ne prend qu'une saison - ou tout au plus trois - pour germer, pousser et même fructifier, mais combien de temps faut-il à la graine de la tolérance ou de la liberté pour produire une pousse, si petite soit-elle ? Que de patience à déployer, que de paroles à prononcer, que de personnes à convaincre !

Par caractère, GUILLAUME DE NASSAU avait de la patience à revendre, de la ténacité, de la générosité - également de la tolérance, ce qui était fort rare en ce seizième siècle sectaire. Il avait utilisé et usé tous les moyens et tous les arguments pour faire changer la politique de PHILIPPE II vis-à-vis des Pays-Bas (les Pays-bas d'alors constituaient le Bénélux d'aujourd'hui), surtout sa politique religieuse dont dépendait leur survie économique.

LOYALISME

Pouvons-nous dire que GUILLAUME fut d'un loyalisme sans faille jusqu'en 1567 ? Il le fut, en tous les cas, jusqu'en 1566. De toutes ses forces, il avait voulu prouver - et s'était efforcé d'en convaincre ses concitoyens - que PHILIPPE II n'était pas responsable de la désastreuse politique menée aux Pays-Bas. Le roi était mal entouré, mal conseillé, disait-il. Il ne pouvait croire qu'un roi puisse déroger aussi délibérément à ses devoirs envers son peuple, violer intentionnellement les droits et privilèges de dix-sept provinces, les acculer à une faillite certaine - surtout les riches provinces du Nord - et les contraindre à l'unité de religion par l'Inquisition (déjà introduite en 1524), le fer et le feu, si dans le Sud le catholicisme dominait, le calvinisme était plus répandu dans le Nord. Son incrédulité fut, d'ailleurs, partagée par le chevaleresque et populaire LAMORAL comte D'EGMONT et le bourru,PHILIPPE DE MONTMORENCY comte DE HORN.

DEPART DE GRANVELLE

Le départ, en mars 1564, d'ANTOINE DE GRANVELLE, cardinal d'Arras, ministre de PHILIPPE II et exécuteur méticuleux des ordres de son maître aux Pays-bas, fut obtenu par les opposants à la politique royale et même par MARGUERITE DE PARME, régente au nom de son demi-frère, PHILIPPE. Cette retraite ramena peut-être un peu de calme mais ne dénoua pas la crise que l'intransigeance royale avait créée - une rigueur à laquelle la cour d'Espagne, moins que jamais, refusait de renoncer.

Nous l'avons dit,tous les efforts de GUILLAUME DE NASSAU furent vains, rien ne parvint à affaiblir l'entêtement royal, ni la création d'une "Confédération" par les plus extrémistes des opposants, ni un "Compromis des nobles" dont LOUIS, frère de GUILLAUME, fut l'un des principaux signataires, ni l'envoi de députés à Madrid, ni les démonstrations populaires, ni - encore moins - les violentes réclamations calvinistes, ni la perspective d'une révolte générale, ni la crainte d'une aide étrangère aux rebelles. Bref , rien !

Au mois de février 1567, le duc d'ALBE se mit en route pour mater les "Gueux" et, le 10 avril, GUILLAUME DE NASSAU renonça à sa fonction de stathouder de Hollande, Zélande et Utrecht. La rupture entre GUILLAUME D'ORANGE et son suzerain était consommée. La longue marche vers la libération allait commencer.

MAIS ARRIVEE D'ALBE

FERNANDO ALVAREZ DE TOLEDE duc d'ALBE entra à Bruxelles le 22 août et, avec lui, toute une panoplie de moyens de persuasion très efficaces : arrestations - EGMONT et HORN furent parmi les premiers à être appréhendés et seront décapités le 4 juin 1568; création d'un "Tribunal du sang" qui enverra à la mort plus de six mille personnes; arrêté à Madrid, le frère de HORN - MONTIGNY - sera étranglé; PHILIPPE-GUILLAUME DE NASSAU, fils aîné de GUILLAUME, âgé de quinze ans, fut enlevé et emmené en Espagne. Son père ne le reverra jamais.

Bruxelles subit une inhumaine répression, le duc d'ALBE s'efforçant d'éliminer toute l'élite, meneuse de la révolte et, cette tâche menée à bien, il s'en prit au petit peuple.

De son côté, le prince d'ORANGE, réfugié dans son château natal de Dillenburg - à une soixantaine de kilomètres de Wiesbaden - s'ingénia à recruter une armée libératrice. Prince catholique, il espéra en une aide des princes luthériens - trompeuse illusion ! - puis un secours des remuants huguenots français, secours promis mais qui fut défait par les troupes de CHARLES IX avant même que de pénétrer aux Pays-Bas. 

Quant au frère de GUILLAUME, le jeune et fougueux LOUIS, il remporta, le 23 mai, un premier et foudroyant succès à Heiligerlee où, un autre de ses frères, ADOLPHE, trouva la mort. En représailles; ALBE accrut le nombre de ses victimes. 

 

(Suite - GUILLAUME LE TACITURNE - La naissance d'une nation (seconde partie)