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De A à Z dans le désordre - page 24 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ... (seconde partie)

Cette victoire n'incita pas davantage les princes allemands à délier les cordons de leur bourse, ni même Strasbourg, tant cette rébellion leur semblait vouée à l'échec. LOUIS se retrouva une nouvelle fois devant les troupes du duc d'ALBE près de Jemmingen mais, manquant d'artillerie, il vit presque tous ses compagnons fauchés par les canons espagnols. Il n'eut  la vie sauve qu'en se précipitant deshabillé dans l'Ems et en gagnant l'autre rive à la nage.

PREMIERES ACTIONS

Il n'était pas dans le caractère de GUILLAUME DE NASSAU de se laisser envahir par le découragement. Cet échec sembla, au contraire, le stimuler. Il décida qu'il était temps pour lui de se lancer dans l'action. Pour sa voie de pénétration, il avait choisi la province de Liège. A la tête de ses vingt cingt mille hommes, il traversa la Meuse le 6 octobre. Dans la nuit du 19 au 20, il affronta ALBE. Même ce revers ne parvint pas à le faire dévier de sa route car il était entré dans une province bien chère à son coeur : le Brabant. Néanmoins, cette première tentative se solda par un échec complet : il y avait investi et perdu toute sa fortune personnelle pour payer des soldats indisciplinés. Le 1er janvier 1569, malade, il trouva refuge à Strasbourg. Il y congédia ses troupes. De nuit, par le Rhin, il s'en retourna à Dillenburg, momentanément battu, mais nullement vaincu.

Constatant qu'il n'avait pas trouvé auprès du peuple l'appui qu'il en attendait, et voyant l'incompréhension aimable, quelque peu condescendante, des princes luthériens, il se tourna totalement vers les calvinistes. Auprès de GASPARD DE COLIGNY il rencontra amitié, intérêt et sages avis. Il s'empressa d'écouter son judicieux conseil et autorisa les "Gueux de mer" à courir sus aux Espagnols sous le pavillon de Nassau. Leurs prises reconstituèrent le capital épuisé, et le véritable blocus qu'ils exercèrent, empêcha, bien souvent, l'armée espagnole d'être rémunérée, d'où son mécontentement qui servit les intérêts de GUILLAUME.

Les paroles, les plaidoyers, les discussions n'avaient pu obtenir une adhésion de la population. Les cruautés, les hypocrisies, les injustices, les exactions, les surimpositions de PHILIPPE II et de son barbare représentant le duc d'ALBE, y parvinrent. L'Espagnol devint le plus haï des occupants, le plus détesté des étrangers. Le peuple était enfin mûr pour la révolte.

Avec quelle enthousiasme, il accueillit les "Gueux de mer" à Brill, en mars 1572, à Flessingue, Rotterdam, Schiedam et Gouda, en avril ! Cette nouvelle attitude populaire convainquit mieux que des mots les princes allemands : avec son trésor renfloué, GUILLAUME eut leur autorisation de lever des troupes.

GENERALISSIME

LOUIS s'empara de Mons et le 8 juillet, GUILLAUME se mit en campagne avec vingt cinq mille hommes. Les unes après les autres, les villes se prononcèrent pour lui, au Nord comme au Sud, mais plus le Nord que le Sud. Il devint, aux yeux des insurgés, et par la volonté de leurs députés, le généralissime de leur armée. Les crédits affluèrent...La liberté avait le visage de GUILLAUME.

Au mois d'août 1572, il aurait bien voulu se diriger vers le Sud pour faire sa jonction avec les protestants français, mais le 24, il fut complètement assommé par la nouvelle de la Saint-Barthélemy. Le parti huguenot était, momentanément, décapité, COLIGNY avait été massacré. Le mariage de HENRI DE NAVARRE et de MARGUERITE DE VALOIS avait été l'occasion de cette ignoble curée. GUILLAUME dut changer ses plans.

Il y fut aidé par la population devenue si hostile aux Espagnols. Il connut encore l'échec à Jemmapes et LOUIS dut abandonner Mons - avec les honneurs de la guerre - mais cette diversion du Sud avait donné au Nord le temps d'organiser sa résistance. De pied ferme, il attendait ALBE...dont les calvinistes étaient les ennemis les plus acharnés. Bientôt GUILLAUME lui-même allait renier la religion catholique, comme l'avaient fait avant lui ses frères LOUIS et JEAN.

N'ayant pu être secourue, Haarlem dut se rendre le 9 juillet 1573 au fils d'ALBE qui, fils d'un tel père, mit à mort quelque deux mille personnes. En octobre, Alkmaar évita un sort semblable par la rupture volontaire des digues et enfin, le 18 décembre, désavoué par le roi, ALBE dut s'en retourner en Espagne. Il n'avait pu rétablir la prépondérance espagnole. Deux mois plus tard, jour pour jour, Middelbourg tomba devant GUILLAUME.

 

Suite - GUILLAUME LE TACITURNE - La naissance d'une nation (troisième partie)

 

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