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De A à Z dans le désordre - page 25 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ...(troisième partie)

LEYDE LIBEREE

Pour soutenir Leyde assiégée par le remplaçant d'ALBE, don LUIS DE REQUESENS, LOUIS, son frère HENRI et son cousin CHRISTOPHE du Palatinat entreprirent d'ouvrir un second front au Sud mais, le 14 avril 1574, à Mook Heide, ils furent assaillis par les Espagnols. HENRI et CHRISPOPHE y laissèrent la vie. Blessé, LOUIS  resta sur place et nul ne sut jamais s'il était encore vivant ou si l'ennemi l'avait achevé. Le coup fut rude pour GUILLAUME qui aimait tendrement son frère...il en tomba malade alors que Leyde luttait de toutes ses forces pour ne pas succomber. Le salut vint des "Gueux de la mer".

Pendant plus de trois semaines, ils luttèrent pour secourir l'héroïque cité. Tout un peuple se reconnaissait en sa résistance. Les digues rompues, ne laissèrent, tout d'abord, pas assez échapper d'eau pour les péniches surchargées - leur tirant d'eau étant supérieur à l'eau déversée. De plus, la flottille se trouva sous le feu espagnol. Les sauveteurs fébriles durent attendre la marée d'équinoxe. Leurs voeux furent comblés car, outre l'eau qui monta, le vent vira au Nord-Ouest. Quand ils parvinrent aux portes de la ville, ils ne trouvèrent que du matériel abandonné. Les Espagnols, paniqués par la montée des eaux, avaient fui. C'était le 3 octobre.

FRAGILITE DES PAYS-BAS

Cette délivrance accrut encore le prestige de GUILLAUME et, peut-être un peu trop, la confiance du peuple en lui-même. Alors que le prince d'ORANGE cherchait encore des alliés, le minuscule nouvel Etat s'imaginait pouvoir tenir tête, seul, à la puissante Espagne. Dangereuse illusion, car sa fragilité allait encore être exposée à bien des dangers et GUILLAUME devra encore et toujours faire preuve de patience et de ténacité pour convaincre ses interlocuteurs de la nécessité d'alliances, de princes-protecteurs.

Ses démarches auprès d'ELISABETH Ière restèrent longtemps vaines à cause de la concurrence économique, et celles entreprises auprès de l'empereur MAXIMILIEN II ne reçurent que de bonnes paroles - trop de liens unissaient l'Empire à l'Espagne.

En 1576, le siège de Zierickzee, port de Zélande, au nord-est de Middelbourg, n'eut pas l'heureux dénouement de celui de Leyde. Le 1er juillet, après une vaillante défense de neuf mois, la garnison dut se rendre. Mais les temps avaient changé, les usages aussi : les assiégés ne furent pas passés au fil de l'épée...ils furent reconnus comme des soldats ayant droit au respect. Les assiégeants interdirent même le pillage, mettant en pratique la règle qui était de rigueur dans les armées de GUILLAUME. Ce ne fut pas du goût de la soldatesque qui se répandit dans les Flandres.

"L'occasion fait le larron"...la Hollande s'était déjà unie à la Zélande. Sur la conseil de GUILLAUME, elles offrirent au Brabant et aux Flandres de venir agrandir la Fédération. Le peuple de Bruxelles réclamait à cors et à cris le prince d'ORANGE, mais la noblesse et la grande bourgeoisie étaient trop préoccupées par des intérêts personnels, des jalousies, des rancunes...seule la terreur qu'inspiraient ces pillards pouvait leur faire adresser un appel à GUILLAUME. Après avoir pris Maestricht, ces bandes sans aveu, s'emparèrent d'Anvers, le 8 novembre 1576, où elles firent périr quelque sept mille personnes, saccagèrent, incendièrent...les couvents; les églises, rien ne fut épargné...alors les Etats généraux de Gand réclamèrent l'aide militaire de GUILLAUME pour redresser la situation, ramener l'ordre et chasser ces mutins.

Dans ce but, les provinces s'unirent et signèrent la "Pacification de Gand", confirmée le 9 janvier 1577 par "l'Union de Bruxelles". Elles s'engagèrent également à examiner, à la fin des troubles, le problème de la tolérance religieuse. 

DON JUAN

Mort du typhus le 5 mars 1576, don LUIS DE REQUESENS fut remplacé par don JUAN D'AUTRICHE, fils illégitime de CHARLES-QUINT et de BARBARA BLOMBERG. La politique du nouveau gouverneur fut toute conciliation, tout apaisement. Oui, toutes les troupes seraient éloignées...Sa douceur, son souci de paix, son esprit accommodant, sa bonne volonté manifeste entraînèrent un revirement du Sud charmé, et la signature d'un "Edit perpétuel de Paix". Seules, la Hollande et la Zélande s'abstinrent.

Non seulement les troupes ne furent pas expulsées mais don JUAN ne s'aventura nullement à promettre un compromis religieux. Devenu impopulaire, il se retira sur la pointe des pieds et prouva, s'il en était encore besoin, ses bonnes dispositions en prenant d'assaut la citadelle de Namur, en juillet 1577. Aucun doute ne subsista, dès lors, sur ses intentions...le pouvoir fut offert à GUILLAUME. L'accepterait-il ?

(Suite - GUILLAUME LE TACITURNE - La naissance d'une nation (quatrième partie)

 

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