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De A à Z dans le désordre - page 26 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ... (quatrième partie)

Il hésitait, mais prit le chemin du Sud. A Anvers, et d'Anvers à Bruxelles, à cheval, à pied, par eau, sa progression ne fut qu'une marche triomphale qui dut résonner bien désagréablement aux oreilles de PHILIPPE II. S'il en fut heureux, le sage GUILLAUME n'en fut pas ennivré. Il savait combien le peuple peut être versatile. Auréolé le matin, il pouvait être critiqué le soir, et chassé le lendemain. Dans ces heures de popularité, il n'oubliait pas son but initial: l'union du Nord et du Sud  pour créer une seule nation.

Mais que d'obstacles encore! Ceux des langues - le français, pour les Wallons, le flamand et le hollandais; ceux des religions - le calvinisme politiquement prépondérant dans le Nord, alors que le catholicisme l'était au Sud; ceux de l'économie par la toute neuve supériorité maritime du Nord et la vieille opulence du Sud; ceux des classes par la progression de la bourgeoisie dans le Nord et les préjugés féodaux du Sud; ceux des différences au sein-même du calvinisme - fraternité au Nord et désunion au Sud. Comment faire naître une nation de si nombreux contrastes, de tant d'oppositions, de rivalités? Pour sa modeste naissance, GUILLAUME, lui-même, était dédaigné par les grands princes étrangers.

En ce siècle d'aveuglement, la naissance primait encore sur l'intelligence, la compétence, aussi GUILLAUME refusa le pouvoir pour lui-même. Puisque la discrétion de ses origines et son souci de la légitimité lui interdisaient le pouvoir, il se tourna vers les deux seuls candidats possibles : d'abord vers l'archiduc MATHIAS, frère de l'empereur RODOLPHE II, dont les père et mère étaient le fils de l'empereur FERDINAND Ier et la fille de CHARLES-QUINT, un héritier direct, mais malheureusement, un jeune homme à la personnalité floue, molle,qui ne pèserait pas lourd face à celle de son oncle, le roi d'Espagne. Ensuite, vers FRANCOIS D'ANJOU, frère de HENRI III de France, descendant à la huitième génération de PHILIPPE VI DE VALOIS - dont les petits-fils devinrent CHARLES V et PHILIPPE LE HARDI, duc de Bourgogne. Autant le premier était naïf, vaniteux et faible, et donc maniable, autant le second était intelligent, rusé, avide, intrigant, par conséquent, circonspect. Dans l'un, comme dans l'autre cas, l'indépendance des Pays-Bas était peu assurée.

ALEXANDRE FARNESE

En automne, une nouvelle parvint à inquiéter le prince d'ORANGE : PHILIPPE II avait enfin trouvé l'alter ego de GUILLAUME, le seul capable de contrarier son action, de remettre les Pays-Bas dans le "droit-chemin" et de les ramener à l'Espagne : son neveu, ALEXANDRE FARNESE, prince de PARME, fils de l'ex-régente MARGUERITE. La mort de DON JUAN, le 1er octoble 1578, libéra le poste de gouverneur. Sans attendre sa nomination, FARNESE se l'appropria. Face à ce nouveau danger, il devint urgent de fixer son choix.

Très vite, des revirements se manifestèrent en faveur de PARME. Le Hainaut, l'Artois et quelques villes dont Lille se mirent sous sa protection par le traité d'Arras. Les partisans de GUILLAUME répliquèrent par celui d'Ultrecht. La lutte religieuse que GUILLAUME aurait tant voulu  supplantée par l'unification, revenait en force. Le rêve s'éloignait ... mais GUILLAUME s'y accrochait toujours.

(Suite - GUILLAUME LE TACITURNE - La naissance d'une nation (cinquième partie)