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De A à Z dans le désordre - page 27 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ... (cinquième partie)

BRAS-DE-FER

Sur les remparts, le 1er mars 1579, il dirigea en personne la résistance d'Anvers à l'armée de PARME. Ce dernier renonça, mais il prit Maestricht en juillet. En 1578, parmi les officiers français, était arrivé FRANCOIS DE LA NOUE, dit "BRAS-DE-FER" parce-que devenu manchot au siège de Fontenay-le-Comte, en juin 1570. Une prothèse en fer suppléait le bras manquant.

Il était aussi surnommé "le Bayard protestant" également estimé dans les deux camps pour , son humanité, son respect des biens d'autrui, son esprit scrupuleux. La noblesse de son âme et la délicatesse de ses sentiments ne pouvaient que séduire GUILLAUME.

LA NOUE devint son chef d'Etat-major à la mort de l'amiral BOSSU.. Regrettablement, GUILLAUME se retrouva avec des problèmes de trésorerie, et, comme toujours en pareil cas, le non-paiement des soldes entraîna des désordres au sein de ses troupes : les soldats se payèrent sur l'habitant.

Bien mieux que ne l'avaient fait ses prédécesseurs, en habile stratège et en diplomate expert, le séduisant ALEXANDRE FARNESE récupérait des voix, et, petit à petit, reprenait l'avantage. Comme d'habitude, le peuple si inconstant, critiqua et accusa celui qu'il avait adoré. GUILLAUME en fut si ulcéré, qu'il offrit aux Etats-Généraux de se retirer s'ils ne lui faisaient plus confiance. Mais unanimement, ils protestèrent et le supplièrent de rester. Allons, tout espoir n'était pas encore perdu, puisque, quelles que fussent leur religion et leur langue, il demeurait encore le seul à pouvoir réaliser l'union.

Au printemps 1580, PARME fut, lui aussi, limité dans son offensive par des difficultés financières et GUILLAUME perdit, le 10 mai, son chef d'Etat-major, LA NOUE, fait prisonnier avec son lieutenant, près du village d'Iseghem. FARNESE eut d'abord l'intention de le décapiter, mais par crainte de représailles possibles, il le fit emprisonner au château de Limbourg, où il fut soumis à une cruelle détention pendant cinq années. La barbarie de PHILIPPE II imagina même de lui offrir la liberté à condition de se laisser crever les yeux. Quel ignoble marchandage! Finalement, il fut échangé contre un seigneur loyaliste, le 28 juin 1585, mais dut laisser en otage un de ses fils entre les mains de CHARLES, duc de LORRAINE.

En le déclarant hors de la loi et en appelant au meurtre, le cour d'Espagne accrut la popularité de GUILLAUME et souda l'opinion autour de lui. Néanmoins, il lui fut fort difficile de faire accepter le duc d'ANJOU, finalement choisi comme protecteur pour sa promesse de renflouer le trésor, pour l'appui militaire garanti par HENRI III et peut-être également pour ses projets matrimoniaux avec ELISABETH Ière, union qui assurerait aux Pays-Bas une réelle sécurité. Il était détesté par les uns comme catholiqe - d'une famille qui avait perpétré le massacre de la  Saint-Barthélémy - et par les autres comme Français. Les considérations politiques firent  taire les réticences et signer un traité à Plessis-lès-Tours, le 18 septembre 1580, mais on se promit de surveiller de très près  l'ambitieux et antipathique petit duc.

Deux pas décisifs furent franchis en l'été de 1581 : la proclamation, le 24 juillet par les Etats généraux réunis à La Haye, de GUILLAUME DE NASSAU comme chef provisoire du gouvernement, et, deux jours plus tard, leur rupture définitive avec la cour d'Espagne, la dénonciation de leur vassalité. Outre les provinces du Nord - qui constituent les Pays-Bas actuels - Malines, le Brabant et les Flandres co-signèrent cet abandon.

(Suite - GUILLAUME LE TACITURNE - La naissance d'une nation (sixième partie et fin)