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De A à Z dans le désordre - page 28 -

- GUILLAUME LE TACITURNE

La naissance d'une nation ... (sixième partie et fin)

FRANCOIS D'ANJOU

Sans l'impopulaire duc d'ANJOU qui dévoila enfin ses intentions véritables en investissant Dunkerque, Termonde et Dixmude et en tentant, avec quelle fourberie, de s'emparer d'Anvers dans la nuit du 16 janvier 1583, est-il à supposer que ces trois provinces seraient restées dans la Fédération ? C'est possible. Les Pays-Bas faisaient les frais de la politique mensongère de la cour de France : en complet désaccord avec son frère; HENRI III n'avait pas plus l'intention de soutenir ANJOU, ni d'entrer en conflit ouvert avec PHILIPPE II qu'ANJOU n'avait celle de se contenter du rôle de roi constitutionnel auquel les Etats Généraux voulaient le cantonner.

Ne soupçonna-t-on pas alors GUILLAUME de complicité? Les imprécations, les sifflets, les invectives et même les menaces le suivaient, le guettaient. Après son échec d'Anvers, FRANCOIS D'ANJOU fut écarté et envoyé à Dunkerque le 10 avril 1583. Atteint de tuberculose, il ne devait pas longtemps survivre à sa perfidie : il mourut à Château-Thierry en octobre 1584. Le 16 juillet, FARNESE s'était vu céder Dunkerque par son gouverneur, et, bien qu'il n'y fut pour rien, l'opinion en rendit GUILLAUME responsable.

Certainement las de toutes ces attaques, se sentant en insécurité dans un Sud devenu hostile, GUILLAUME choisit de regagner le Nord avec sa femme et sa nombreuse nichée.

VIE PRIVEE

De son amour de jeunesse, ANNE DE BUREN, morte en 1558, étaient nés PHILIPPE-GUILLAUME - toujours prisonnier en Espagne - et MARIE; d'ANNE DE SAXE, jeune femme déséquilibrée, dont il dut divorcer en 1569, il eut ANNE, MAURICE et EMILIE; de la bien-aimée CHARLOTTE DE MONTPENSIER, décédée le 6 mai 1582,  naquirent LOUISE-JULIANA, ELISABETH, CATHERINE-BELGIQUE, CHARLOTTE-FLANDRINE, EMILIE-ANVERSIENNE, CHARLOTTE-BRABANTINE. Ne pouvant rester seul avec une si nombreuse progéniture, GUILLAUME s'était remarié, le 12 avril 1583, avec la digne fille de l'amiral COLIGNY, LOUISE, veuve à dix-huit ans de CHARLES DE TELIGNY, victime, comme son beau-père de la Saint-Barthélémy. Quand ils quittèrent Anvers, cette nuit du 22 juillet 1583, pour Middelbourg, LOUISE était enceinte. Le prince d'ORANGE ne devait jamais retourner dans le Sud et le peuple-girouette, qui, auparavant, le conspuait, cria alors à l'abandon.

Pourtant GUILLAUME avait projeté de regagner Anvers avant l'automne. Est-il vrai qu'on ne peut échapper à son destin? S'il avait connu le sien, GUILLAUME aurait dû constamment jouer à cache-cache, tant BALTHAZAR GERARD qui le tenait entre ses mains, mettait d'acharnement à vouloir accomplir son forfait. Plus d'une fois, le prince d'ORANGE fut victime d'un attentat, particulièrement de la part de JEAN JAUREGUY, le 18 mars 1582, pitoyable instrument de la cupidité - la tête de GUILLAUME valait vingt-cinq mille écus et l'avare PHILIPPE II savait bien que le meurtrier ne vivrait pas assez longtemps pour les réclamer.

ATTENTAT MORTEL

Complètement démuni, GERARD traîna ses semelles bien éculées de Dole au Luxembourg, du Luxembourg en Hollande, et sa pauvreté lui valut quelque argent du généreux GUILLAUME. Ces couronnes lui servirent à acheter les pistolets du meurtre. Après avoir bien étudié une voie de retraite, il exécuta méthodiquement son plan, le mardi 10 juillet 1584. Les poumons et l'estomac perforés, GUILLAUME DE NASSAU succomba rapidement, et, quelques jours plus tard, GERARD eut une fin bien cruelle.

                                                                           Myriam DELBOUYS

                                                                           (25 septembre 2012)

 

r

Il n'est pas nécéssaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. (Citation de Guillaume d'Orange-Nassau)

Hymne national des Pays-Bas, officiellement depuis 1932, chanté par Bill van Dijk, s'inspire d'un chant de soldats français (autre chanson de la ville de Chartres, assiégée par le Prince de Condé en 1569) semble émaner de Guillaume d'Orange Nassau, prince français (Orange) et allemand (Nassau).

En Néerlandais

Wilhelmus van Nassouwe
ben ik, van Duitsen bloed,
den vaderland
getrouwe
blijf ik tot in den dood.
Een Prinse van Oranje
ben ik, vrij
onverveerd,
den Koning van Hispanje
heb ik altijd geëerd.

In Godes vrees te leven
heb ik altijd betracht,
daarom ben ik
verdreven,
om land, om luid gebracht.
Maar God zal mij regeren
als een
goed instrument,
dat ik zal wederkeren
in mijnen regiment.

Lijdt u, mijn onderzaten
die oprecht zijt van aard,
God zal u niet
verlaten,
al zijt gij nu bezwaard.
Die vroom begeert te leven,
bidt God
nacht ende dag,
dat Hij mij kracht zal geven,
dat ik u helpen mag.

Lijf en goed al te samen
heb ik u niet verschoond,
mijn broeders hoog
van namen
hebben 't u ook vertoond:
Graaf Adolf is gebleven
in
Friesland in den slag,
zijn ziel in 't eeuwig leven
verwacht den jongsten
dag.

Edel en hooggeboren,
van keizerlijken stam,
een vorst des rijks verkoren,
als een vroom christenman,
voor Godes woord geprezen,
heb ik,
vrij onversaagd,
als een held zonder vreden
mijn edel bloed gewaagd.

Mijn schild ende betrouwen
zijt Gij, o God mijn Heer,
op U zo wil ik
bouwen,
Verlaat mij nimmermeer.
Dat ik doch vroom mag blijven,
uw
dienaar t'aller stond,
de tirannie verdrijven
die mij mijn hart doorwondt.

Van al die mij bezwaren
en mijn vervolgers zijn,
mijn God, wil doch
bewaren
den trouwen dienaar dijn,
dat zij mij niet verrassen
in hunnen
bozen moed,
hun handen niet en wassen
in mijn onschuldig bloed.

Als David moeste vluchten
voor Sauel den tiran,
zo heb ik moeten
zuchten
als menig edelman.
Maar God heeft hem verheven,
verlost uit
alder nood,
een koninkrijk gegeven
in Israël zeer groot.

Na 't zuur zal ik ontvangen
van God mijn Heer dat zoet,
daarna zo doet
verlangen
mijn vorstelijk gemoed:
dat is, dat ik mag sterven
met eren
in dat veld,
een eeuwig rijk verwerven
als een getrouwen held.

Niet doet mij meer erbarmen
in mijnen wederspoed
dan dat men ziet
verarmen
des Konings landen goed.
Dat u de Spanjaards krenken,
o edel
Neerland zoet,
als ik daaraan gedenke,
mijn edel hart dat bloedt.

Als een prins opgezeten
met mijner heires-kracht,
van den tiran
vermeten
heb ik den slag verwacht,
die, bij Maastricht
begraven,
bevreesde mijn geweld;
mijn ruiters zag men draven
zeer
moedig door dat veld.

Zo het den wil des Heren
op dien tijd had geweest,
had ik geern willen
keren
van u dit zwaar tempeest.
Maar de Heer van hierboven,
die alle
ding regeert,
die men altijd moet loven,
en heeft het niet begeerd.

Zeer christlijk was gedreven
mijn prinselijk gemoed,
standvastig is
gebleven
mijn hart in tegenspoed.
Den Heer heb ik gebeden
uit mijnes
harten grond,
dat Hij mijn zaak wil redden,
mijn onschuld maken kond.

Oorlof, mijn arme schapen
die zijt in groten nood,
uw herder zal niet
slapen,
al zijt gij nu verstrooid.
Tot God wilt u begeven,
zijn
heilzaam woord neemt aan,
als vrome christen leven,-
't zal hier haast
zijn gedaan.

Voor God wil ik belijden
en zijner groten macht,
dat ik tot genen
tijden
den Koning heb veracht,
dan dat ik God den Heere,
der hoogsten
Majesteit,
heb moeten obediëren
in der gerechtigheid.

Français

Guillaume je m'appelle
Nassau des Pays-Bas
À la patrie
fidèle
Toujours, jusqu'au trépas
Je suis Prince d'Orange
Et reste franc
sans peur
Du Souverain d'Espagne
J'ai maintenu l'honneur

Je crains mon Dieu, mon Maître
L'ayant toujours servi
Je fus chassé
pour être
Sans peuple, sans pays
Mais le Seigneur me traite
Comme un
bon instrument
J'attends qu'il me remette
Dans mon gouvernement

L'épreuve vous oppresse
Mes bons sujets tout francs
Mais Dieu ne vous
délaisse
Jamais dans vos tourments
Qui de l'aimer s'efforce
L'invoque
nuit et jour
Afin que j'aie la force
De vous porter secours

Les biens, la vie entière
Pour vous j'ai tout risqué
Mes très illustres
frères
Pour vous ont tout quitté
Adolphe offrit sa vie
En Frise, aux
champ fameux
Son âme, en la patrie
Attend le jour de Dieu

Au Chef du Saint Empire
Je dois naissance et rang
D'un Prince ayant le
titre
Comme un chrétien fervent
Pour la parole sainte
J'ai
intrépidement
Tel un héros sans crainte
Risqué mon noble sang

Ma force, ma défense
Seigneur, est dans ton bras
En Toi j'ai
confiance
Ne m'abandonne pas
Fais-moi, toute ma vie,
Rester ton
serviteur
Chasser la tyrannie
Qui m'a percé le cœur

Emporte tous les pièges
De mes persécuteurs
Mon Dieu, garde et
protège
Ton digne serviteur
Que nul jamais n'atteigne
Ses criminelles
fins
Que nul jamais ne baigne
Dans mon sang pur les mains

David dut fuir la haine
De Saül, le tyran
J'ai dû gémir en
peine
Avec maint noble et grand
Mais Dieu fit sa victoire
De tous maux
le sauva
Au trône de la gloire
Israël l'éleva

Enfin, l'épreuve amère
Fondra dans la douceur
Qu'un noble Prince
espère
De Dieu, son vrai Seigneur
Puissé-je voir ma vie
Finir au champ
d'honneur
Toujours dans la patrie
Être un héros vainqueur

Non, rien ne m'est contraire
Dans mes malheurs et croix
Autant que la
misère
Des bons Pays du Roi
Les Espagnols t'oppressent
Ô noble et doux
pays
Ces souvenirs me laissent
Le cœur saignant, meurtri

Ardents sur nos montures
Beau prince et grands soldats
Du fier tyran
parjure
Nous voulions le combat
Mais sous Maestricht l'alarme
Le
retenait au camp
Mes cavaliers en armes
Hardis foulaient ces champs

Si Dieu puissant et sage
L'avait alors voulu
J'aurais chassé
l'orage
Qui vous tient abattus
Mais le Seigneur céleste
Qui tout règle
et conduit
Qu'il faut bénir sans cesse
Lors ne l'a point permis

Si chrétienne et vaillante
Fut ma princière ardeur
Qu'elle est restée
constante
Malgré tous les malheurs
Je prie avec instance
Mon Dieu, d'un
cœur aimant
Qu'il prenne ma défense
Me proclame innocent

Adieu troupeau que j'aime
Adieu pauvre oppressé
Mais ton pasteur quand
même
Te garde, dispersé
À Dieu je te confie
Écoute ton
Sauveur
Chrétienne soit ta vie
Bientôt ici tout meurt

Voici que je proclame
Devant le Dieu puissant
Je n'ai honni dans
l'âme
Le Roi un seul instant
Mais au Seigneur, mon Maître
Suprême
Majesté
J'ai bien dû me soumettre
Justice m'a guidé