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SOUVENIRS D'UN AEROSTIER DE 1870

( troisième partie )

COMPLICITE DE LA POPULATION

"Le 18 octobre, "le Victor Hugo"était sur l'aire de départ. Il y avait foule, mais il manquait le principal intéressé : le poète n'avait pa été averti de l'heure de l'envol. Il fut impossible d'en retarder l'heure. La lancement se fit sans lui."

La charge de la nacelle était très spéciale : des tracts, des prospectus, le tout en langue allemande, ainsi que des numéros du "Journal officiel", pour les zones non occupées et, bien sûr, du courrier. Le pilote était un compagnon de NADAR: JEAN-PIERRE NADAL : il n'était accompagné que de pigeons." 

"Et quatre jours plus tard "le Garibaldi" partit du jardin des Tuileries. Je me demande encore aujourd'hui si, par cette dénomination, les délégués de Tours ont voulu effacer le mauvais accueil qui avait été fait à cet illustre Italien. Je pense plutôt, que NADAR voulut lui exprimer son admiration. Il montra par la suite, qu'il la méritait bien. La nacelle était chargée, selon l'habitude prise, par un passager, du courrier, des pigeons - qui payèrent un lourd tribut à cette guerre - mais également des colis de cartes d'état-major, destinées à l'armée de la Loire."

"L'aérostat était piloté par IGLESIA, un aide-aéronaute de GIFFARD. Les Prussiens de Lagny les accueillirent par un feu nourri, aussi, deux kilomètres plus loin, le ballon commença de descendre très vite, rien ne pouvait le retenir ni le faire remonter. Bien entendu, l'atterrissage fut particulièrement brutal, mais le passager, PAUL DE JOUVENCEL,n'était qu'à deux kilomètres de chez lui."

"Le 25 octobre, à la gare d'Orléans, fut lâché "le Montgolfier", piloté par un marin et avec deux officiers comme passagers. Au moment de la descente, ils furent pris comme cibles par des uhlans et ne purent leur échapper qu'en jetant du lest pour remonter. Cette montée ultra rapide, les entraîna dans la neige, jusqu'en Alsace, non loin de Mutzig où ils furent chaleureusement reçus par la population qui cacha le courrier et guida les trois hommes vers la forêt. De là, ils purent rejoindre les troupes françaises."

"Le ballonsuivant fut "le Vauban", lancé deux jours après, du même endroit. Il transportait un autre colombophile belge, CASSIERS, avec 23 de ses colombins, et un secrétaire de JULES FAVRE, né à Stuttgart, avocat parfait polyglotte, REITLINGER, chargé de mission en Autriche. Pour eux aussi, le traget fut très éprouvant, sans boussole, dans une tempête de neige, pour finir à trois kilomètres de Vigneulles-lès-Hattonchâtel. Mais, partout, les aéronautes trouvèrent de l'aide - même dans le danger - et de la joie de voir que les communications avec la capitale n'étaient pas complètement interrompues. Ainsi, deux habitants de Vigneulles n'hésitèrent pas à faire 90 kilomètres pour conduire les passagers jusqu'à Virton, en Belgique."

Le 27 septembre, à deux heures de l'après-midi, s'est élevé un aérostat dont on ignore toujours la véritable identité, Normandie ou Bretagne, Bretagne ou Normandie, un peu comme le Mont-Saint-Michel - pour les uns, il est en Normandie, pour les autres, il est en Bretagne...Ce ballon était un aérostat privé, appartenant à un certain PREVERT qui, contre un paiement généreux, offrait de transporter des particuliers hors de Paris. Prévu pour le 22 septembre, le départ fut remis plusieurs fois à des dates ultérieures. Après le 22, parut un décret qui interdisait tout transport de passagers ou de marchandises sans autorisation du gouverneur de Paris et de deux ministres, des Finances et de l'Intérieur. Il y eut des négociations puisque la date fixée était antérieure au décret...finalement PREVERT obtint l'autorisation à condition de prendre à bord un nommé ANTONIN ETIENNE qui devait retourner en Espagne. La nacelle ne pouvait contenir que cinq personnes. Pas de courrier, évidemment, puisque le ballon était privé, mais des bagages. Rien de plus ne devait alourdir l'aérostat."

"Or, au dernier moment, des paquets du Journal officiel vinrent le surcharger et le responsable du lancement ne put les refuser. Pour retrouver le poids initial, un des passagers devait descendre. On choisit le dernier inscrit, à savoir ETIENNE qui, bien entendu, protesta. Il fut débarqué malgré ses protestations et le ballon s'envola. A bord restèrent un Anglais WORTH, deux Français MANCEAU et JULES BALLOT ainsi que le pilote."

"Le brouillard permit de resterà basse altitude jusqu'à la tombée de la nuit. Le choix de de la première "escale" par le pilote CUZIN fut mauvais et...mouvementé. A peine au sol, le pilote, l'Anglais et BALLOT se sont vus entourés de Prussiens menaçants, à huit kilomètres de Verdun. En effet, un bien mauvais endroit pour atterrir ! Leur voyage se termina par un internement en Allemagne. Et MANCEAU ? "

"Par la sortie brusque des trois personnes, le ballon allégé prit de l'altitude. MANCEAU était seul, sous une pluie torrentielle. Engourdi par le froid glacial, il crut avoir atteint la frontière belge, alors que par cette pluie il fit surtout du surplace, certainement pas très éloigné de Verdun. Pour faire descendre le ballon, il ouvrit la soupape, mais il tomba en pleine zone marécageuse. La crainte de se retrouver nez à nez avec les Prussiens le poursuivait et la nécessité de sauver les dépêches qui lui avaient été confiées  tournait à l'obsession. En sautant de la nacelle, il se démit le pied droit. Le ballon s'envola mais retomba presque aussitôt. En rampant, il y parvint et put tout récupérer. Mais où aller, où trouver de l'aide ?" 

"Une cloche se mit à sonner, l'église ne devait pas être éloignée. Toujours en rampant ou à quatre pattes, il se tapit dans un jardin. Une femme qui se rendait au presbytère l'entendit faire du bruit pour attirer son attention. De frayeur, elle cria, mais il la rassura, lui donna quelques explications. Le curé prévenu - l'abbé THIRION - l'emmena chez lui où MANCEAU lui raconta tout ce qui lui était advenu depuis son envol de Paris...et le curé courut chez le maire. Le maire alerta certains habitants de sa commune...les pigeons, qui étaient saufs, furent cachés, les "dépêches" mises en sécurité et le ballon détruit."

"Le lendemain, par les soins de l'abbé, les pigeons s'envolèrent vers Paris, mais à midi, dénoncé par un paysan, les uhlans vinrent arrêter MANCEAU. Interrogé pendant six jours, sans résultat, il fut transféré à Mayence puis mis en résidence surveillée. Décidément, les ballons ont été créés pour les aventuriers, les amateurs de sensations fortes et les courageux !"

"le 29 octobre, commença l'envol d'une série d'aérostats. Le premier, "le Colonel-Charras", s'envola à midi, de la gare du Nord. On profita de l'absence du passager pour le charger de sacs supplémentaires de courrier, de paquets de Journal officiel, de pigeons...presque cinq cents kilos en comptant le marin-aérostier,FERDINAND GILLES qui, cinq heures plus tard, sans problème, se posa dans une prairie de Montigny-le-Roi,dans le département de la Haute-marne."